Les fonctionnaires fédéraux redoutent le pire

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Patrick Rodrigue
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Au moins 17 postes de fonctionnaires fédéraux disparaîtront du paysage de Rouyn-Noranda d’ici deux ans. Outre les conséquences que cela entraînera dans plusieurs familles, le syndicat redoute aussi des impacts dans la livraison des services à la population, particulièrement à l’assurance-emploi.

Le 26 mars dernier, les syndiqués du SEIC-RN, dont on aperçoit ici quelques membres, avaient déambulé pendant leur heure de lunch devant leurs bureaux pour alerter la population. Mario Turcotte se trouve à droite.

Le 26 mars dernier, le Syndicat de l’emploi et de l’immigration du Canada – section locale Rouyn-Noranda (SEIC-RN), qui représente notamment la majorité des employés de Service Canada et de Ressources humaines et développement social Canada, avait organisé une manifestation devant les bureaux de Service Canada afin d’alerter la population sur les possibles coupures qui les menaçaient. Depuis, le gouvernement Harper a déposé son budget et les fonctionnaires ont vu leurs craintes se concrétiser.

17 emplois en moins… pour le début

«Pour Rouyn-Noranda, on parle de 17 emplois qui vont disparaître, principalement dans le secteur du traitement et du paiement de l’assurance-emploi. Comme dans plusieurs autres régions, le département va être fermé et les postes vont être transférés dans l’un des six centres qui vont prendre le relais à travers le Québec. Veut, veut pas, la livraison des services à la population va en être affectée», a expliqué Mario Turcotte, président du SEIC-RN, le 6 juin, soit quelques jours après le lancement, par l’antenne provinciale du syndicat, d’une nouvelle campagne de sensibilisation.

Celle-ci prend la forme d’un site internet (www.laissespourcompte.ca) où les fonctionnaires, mais aussi le grand public, sont invités à laisser des témoignages des impacts que les coupures ont eu ou vont avoir sur leur qualité de vie.

«Veut, veut pas, la livraison des services à la population va en être affectée» Mario Turcotte

Amos lance le bal

Fait à signaler, le premier témoignage à avoir figuré sur le site est celui de Geneviève Guévin, employée d’un centre de réadaptation à Amos qui se verra contrainte au chômage pour une durée indéterminée en raison des coupures du gouvernement Harper.

«Ce fut pour moi une claque au visage, car je viens tout juste de m’acheter une maison et changer ma voiture, et je suis une mère monoparentale. Ce qui vient aussi me chercher, c’est que, à la suite de ces coupures, 20 enfants minimum se retrouveront sans services de réadaptation. Des enfants qui ont des besoins urgents», peut-on notamment lire dans son témoignage.

Le pire est à venir

Les témoignages de ce genre risquent de se multiplier au cours des prochains mois, a prévenu Mario Turcotte. Car plusieurs autres postes seraient aussi menacés.

«À Rouyn-Noranda, on parle d’incertitudes pour la moitié au moins du personnel. Ces postes figurent dans les services de première ligne aux citoyens, les agents de programmes dans la population, les économistes, les enquêteurs et les techniciens informatiques. Autant de services dont la qualité risque d’en prendre un coup. Sans oublier que ces emplois en moins, c’est autant de personnes qui ne vivront plus ou ne consommeront plus en Abitibi-Témiscamingue», a fait observer M. Turcotte.

Organisations: Service Canada afin, Le Syndicat de l’emploi, Ressources humaines

Lieux géographiques: Rouyn-Noranda, Canada, Amos Québec Abitibi-Témiscamingue

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