«Un ras-le-bol généralisé!»

Dominic
Dominic Chamberland
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Près de 200 personnes manifestent contre le gouvernement Charest

Comme un peu partout au Québec, le gouvernement provincial de Jean Charest s’est joyeusement fait payer la traite à Rouyn-Noranda, le 1er mai, en cette journée de la Fête des travailleurs.

Près de 200 personnes, selon une évaluation policière, se sont massées devant les bureaux du député Daniel Bernard, mardi en fin d’après-midi au centre-ville, pour crier haut et fort leur mécontentement envers le gouvernement libéral du premier ministre Charest.

 Bien que M. Bernard se trouvait à Québec, syndicats, groupes de femmes, étudiants, ambulanciers, citoyens et autres groupes sociaux ont tour à tour dénoncé ce qu’ils appellent la fermeture du gouvernement lors de cette manifestation tout à fait pacifique. «On est là pour exprimer un ras-le-bol généralisé!, a lancé Isabelle Fortin-Rondeau, agente socio-politique au Regroupement d’éducation populaire d’Abitibi-Témiscamingue (RÉPAT) et porte-parole du Réseau Vigilance, organismes en charge de la manifestation.

 «La taxe-santé, le manque de logements sociaux et abordables, la hausse des tarifs d’Hydro-Québec, la vente à rabais du Grand Nord aux compagnies privées et le mépris envers les étudiants, voilà des raisons parmi d’autres pour lesquelles on veut condamner la fermeture de ce gouvernement, a renchéri Mme Fortin-Rondeau. Il faut continuer à lutter, et ensemble, on peut tout réussir.»

La lutte étudiante

La lutte étudiante occupait évidemment une place de choix à cette manifestation. Guy Leclerc, candidat de Québec Solidaire aux prochaines élections, et Gilles Chapadeau, candidat à l’investiture du Parti québécois et conseiller régional de la FTQ, étaient notamment de la partie.

 «Nous avons aussi été ignorés par ce gouvernement et on appuie les étudiants dans leur bataille, a signifié M. Chapadeau. En fait, ces manifestations sont plus larges que la lutte étudiante. C’est un ensemble de luttes sociales.»

 «Notre lutte a des échos jusqu’en France, a souligné fièrement le président de l’Association générale étudiante du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue (AGECAT), Gabriel David.

 «Le gouvernement n’arrête pas de couper dans les mesures sociales et on se dirige vers une société qui va miser surtout sur les technologies au détriment des personnes si ça continue, a-t-il déploré. Ce n’est plus seulement une question étudiante, mais bien une question sociale et populaire. Nous sommes fiers d’avoir rallié, avec un nombre d’étudiants aussi restreint au Cégep et à l’UQAT, autant de groupes syndicaux et citoyens.»

Débat détourné

Concernant l’allure des négociations entre les associations étudiantes et le gouvernement, M. David s’en disait plutôt déçu, au moment de l’entrevue. «Sans mettre de mots dans la bouche des étudiants du Cégep, on sent que les gens ne sont pas satisfaits, a-t-il mentionné.

 «Le gouvernement détourne le débat et cherche à gagner l’opinion publique en parlant de la violence, qui pourtant, ne vient pas nécessairement des étudiants, a ajouté Gabriel David. C’est rendu qu’on nous propose une hausse plus élevée mais plus étendue (des frais de scolarité). On voit bien que le gouvernement n’a aucunement l’intention de négocier sur la hausse», disait-il mardi.

Organisations: RÉPAT, Réseau Vigilance, Hydro-Québec Parti québécois FTQ Association générale étudiante du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue AGECAT UQAT

Lieux géographiques: Québec Solidaire, Grand Nord, France

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  • Raymond Cotnoir
    02 mai 2012 - 20:01

    Je ne comprend pas pourquoi on titre "un ras le bol généralisé quand seulement 200 personnes manifestent sur une population qui est près de 200 fois plus nombreuse....Sensationnalisme?