La FTQ a rencontré les familles du quartier sud, soit neuf propriétaires et six locataires, qui n’ont toujours pas d’entente avec Osisko. «Nous comprenons qu’en ce moment les négociations sont au point mort. La FTQ rappelle que tout développement doit se faire dans le respect des populations locales», a déclaré le représentant régional de la FTQ en Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, Gilles Chapadeau.
Ce dernier ajoute que «jusqu’à maintenant, Osisko a été en mesure de régler un grand nombre de dossiers. Il s’agit donc maintenant pour l’entreprise de s’asseoir avec les avocats des citoyens concernés et mettre fin à cette malheureuse situation que vivent ceux que l’on nomme les exclus.»
Osisko réagitPour sa part, la Corporation minière Osisko a décidé de faire une mise au point, aussi dans un communiqué.
L’entreprise rappelle qu’un dialogue avait été amorcé à l’automne 2010. «En juillet 2011, Osisko s’est entendue avec 41 citoyens, en rachetant leurs maisons. Neuf propriétaires du Regroupement du quartier sud, qui résident à l’extérieur du quadrilatère désigné, ne se sont pas entendus avec Osisko. Durant les mois de septembre et octobre 2011, Osisko a invité à environ sept reprises les représentants à des rencontres. Ces invitations ont été refusées ou sont restées sans réponse. Prenant acte de ce refus du dialogue, le 6 octobre, Osisko a avisé les neufs résidents qu’elle mettait un terme au processus de recherche de solution», peut-on lire dans le communiqué.
Après des discussions avec le maire de Malartic, André Vezeau, Osisko affirme être entrée en contact avec l’avocat représentant les citoyens. «Si les citoyens acceptent de reprendre le dialogue, Osisko demeure disposée à faire le point sur leur situation, et, si cela demeure opportun, à explorer toute forme de solution», mentionne-t-on.


