«Je voulais un avenir décent. Avec l'aide mes parents, j'ai décidé d'aller trouver mieux au Québec», raconte Boris. Après avoir fait reconnaître au Québec ses études en administration réalisées au Togo, en Afrique de l'Ouest, Boris a décidé de poursuivre à la Maîtrise en administration option finances à l'Université de Sherbrooke. «J'étais à Montréal. Ce n'était pas facile de trouver un bon emploi. Je suis donc retourné à l'école pour compléter ma formation», explique-t-il.
Le Togolais voulait rester au Québec, mais obtenir un emploi sans expérience canadienne était difficile. Il a donc réussi, quelques mois plus tard, un concours dans la fonction publique qui l’a conduit à Rouyn-Noranda.
La famille dans le froid
Conseiller en développement économique au ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Boris espérait que sa famille vienne le rejoindre. «Lorsque j'ai quitté mon pays, ma blonde était enceinte. Je l'ai laissée comme ça. Ça peut sembler insensé ici, mais je savais que si je réussissais, ma famille pourrait en bénéficier», se souvient-il.
À l'automne 2008, toute sa petite famille est venue le rejoindre. «Ma femme est arrivée avec ma fille, mais il y avait aussi mon frère, sa femme et leurs deux enfants, précise-t-il. On a partagé le 4 et demi pendant près de cinq mois. Chaque famille avait sa pièce pour dormir.»
L’inévitable froid
Le froid est parfois difficile pour la famille, qui a l'habitude de vivre dans des températures oscillant entre 25 et 50 degrés Celsius. «Ma femme adore la région pour le climat parce que c'est moins chaud. Cependant, elle n'apprécie pas les froids vigoureux de l'hiver», mentionne Boris.
«Lorsque j'ai quitté mon pays, ma blonde était enceinte. Je l'ai laissée comme ça. Ça peut sembler insensé ici, mais je savais que si je réussissais, ma famille pourrait en bénéficier» - Boris
Autant au travail que dans le milieu, la famille semble bien s'intégrer aux conditions climatiques du Québec et à leur région d'accueil. «On est dans une belle région, surtout avec un taux de criminalité bas. C'est la région idéale pour les familles. Le monde est accueillant et chaleureux», exprime Boris.
Quant au travail, tout semble également bien se passer. Les collègues sont sympathiques et ouverts. Toute la famille s'est trouvée de l'emploi. Sa belle-sœur et sa femme travaillent au Sushi Shop de Rouyn-Noranda, alors que son frère est signaleur chez Lamothe division de Sintra.
Un accueil privilégié
Père maintenant d'une fille de 7 ans et d'un garçon de 16 mois, Boris ne se sent plus seul puisque sa famille est présente. La Mosaïque, organisme qui favorise l'intégration des personnes immigrantes, offre aussi un soutien apprécié.
«Quand je suis arrivé, j'ai rencontré Louise Carlos. Elle est devenue notre marraine. Elle nous consacre beaucoup de temps. C'est en fait la mamie de la famille. Je la remercie d'être là pour nous», évoque Boris.
En plus de travailler et de s'occuper de sa famille, Boris trouve même le temps de jouer dans une équipe de soccer et d'arbitrer dans la ligue sociale mixte de soccer de Rouyn-Noranda.


