Le président de la société, François Perron, dresse un bilan encourageant de l’année qui s’achève. «Un des plus importants défis qui m’a été confié quand je suis arrivé en poste en janvier dernier était de recapitaliser la société parce que ça allait vraiment mal. Nous y sommes parvenus à la mi-2011, ce qui va nous permettre de travailler dans un contexte plus stable. Le cours actuel de notre action (environ 0,04 $ à la fin décembre, alors qu’elle valait 0,22 $ en janvier) ne reflète d’ailleurs pas encore nos efforts, mais ça ne devrait pas tarder. La période noire est maintenant derrière nous», a-t-il mentionné.
Redresser Lac HerbinLe geste le plus visible à court terme sera le redressement de la mine Lac Herbin à Val-d’Or. En juin dernier, Alexis a mis en branle un ambitieux plan de relance, assorti d’un financement de 6 M $.
«On nous reprochait d’essayer de développer une mine qui saignait de partout, a rappelé M. Perron. Pourtant, nous avons continué de croire au potentiel de ce gisement. Nos travaux nous ont permis de redresser la situation, et nous avons bon espoir que Lac Herbin couvre ses frais à compter de 2012.»
Un nouveau calcul de ressources pour Lac Herbin doit par ailleurs être publié sous peu. La durée de vie de la mine devrait s’en trouver prolongée. «Même si elle contient moins d’or que ce qu’on envisageait en 2009, le prix de l’or qui demeure élevé assure quand même un avenir intéressant pour la mine», a fait valoir François Perron.
Le président d’Alexis assure en outre que le projet Lac Pelletier à Rouyn-Noranda, mis sur la glace depuis un bon bout de temps déjà, n’est pas abandonné. «Seulement, le gisement semble beaucoup plus complexe que ce qu’on pensait. Il faudra donc revoir le modèle d’interprétation. De plus, nous devons aussi régler des dispositions d’ordre légal avant de poursuivre», a-t-il fait savoir.
100 000 onces par annéeM. Perron fonde aussi beaucoup d’espoir sur la relance de Snow Lake au Manitoba, un projet pour lequel la société a investi 8 M $ en exploration au cours de 2011 et dont il ne reste qu’à sécuriser le financement.
« On nous reprochait d’essayer de développer une mine qui saignait de partout. Maintenant, nous avons bon espoir que Lac Herbin couvre ses frais à compter de 2012» - François Perron
«On parle d’un potentiel d’environ 80 000 onces d’or par an. En le combinant à Lac Herbin, dont on estime la production annuelle à quelque 20 000 onces d’or, on obtient un potentiel de 100 000 onces d’or par année. Cela devrait nous permettre d’obtenir plus de liquidités pour aller plus loin», a-t-il expliqué.
Une région encore pleine de potentielLe Lasarrois d’origine croit d’ailleurs beaucoup au potentiel de l’Abitibi-Témiscamingue, où Alexis détient d’ailleurs des claims totalisant plus de 1000 km2.
«Plus de 80 pour cent des trous forés uniquement dans nos propriétés du camp minier de Rouyn ne dépassent pas les 200 mètres de profondeur. On pense donc qu’il y a encore pas mal de secrets à révéler plus loin. Mon père a tenté de me montrer que l’argent pousse dans les arbres. Moi, je pense que c’est plutôt en creusant que je vais y arriver», a lancé le fils de Michel Perron.


