Cette aide, qui s’inscrit dans le Programme d’investissements sylvicoles du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), a récemment été confirmée par le ministre régional Pierre Corbeil. Elle provient d’une enveloppe globale de 58 M $ annoncée en mai dernier et qui couvre la période 2011-2012.
«En raison de la lente reprise du secteur forestier, plusieurs entrepreneurs risquent de terminer leur saison plus tôt cette année. Cette aide devrait donc permettre de financer des travaux qui seront exécutés en sus des obligations régulières des bénéficiaires de CAAF (contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier). En prolongeant la saison de travail, on devrait donc ainsi créer ou maintenir un peu plus de 500 emplois dans la région», a expliqué Nicolas Vachon, responsable du programme au MRNF.
Dans chaque MRC
Les investissements seront ventilés dans chacune des cinq MRC de la région, mais celles de Rouyn-Noranda et Val-d’Or devraient se tailler une part plus importante du gâteau. «Il y aura notamment du reboisement, de la préparation de terrain en vue du reboisement et des travaux de voirie forestière», a indiqué M. Vachon.
Plusieurs peuplements forestiers feront aussi l’objet d’éclaircies précommerciales. Cette pratique qui consiste à dégager les jeunes tiges d’avenir sera réalisée pour prévenir la prolifération de la tordeuse des bourgeons de l’épinette.
Revitaliser le pin blanc au Témiscamingue
De l’éclaircie précommerciale et des travaux d’élagage seront également réalisés au Témiscamingue, en particulier dans les feuillus nobles et les rares peuplements de pin blanc qu’on y retrouve encore. «Ces travaux s’inscrivent dans une volonté de revitaliser le pin blanc. À l’heure actuelle, son niveau est nettement en deçà de ce qu’il était avant l’ère de l’exploitation industrielle de la forêt du Témiscamingue», a fait valoir Nicolas Vachon.
Rappelons que lors d’une conférence prononcée à l’UQAT en mars dernier, le président de l’organisme Valeur Nature, Nicolas Lecomte, avait brossé un portrait inquiétant de la forêt régionale actuelle. Il avait notamment fait observer qu’au Témiscamingue, il faudrait remplacer le quart de la forêt actuelle par des vieux peuplements pour se conformer au portrait qui existait avant le début des grandes coupes forestières.


