Solutions réfractaires Eco, une filiale détenue à 75 pour cent par la société de Rouyn-Noranda, a mis au point un procédé qui permet d’extraire à moindre coût l’or dans les minéraux dits réfractaires.
«Dans plusieurs gisements, l’or est localisé dans de l’arsénopyrite. Lorsqu’on traite ce minerai de façon conventionnelle, il libère de l’arsenic. Cela entraîne des problèmes dans la ligne de production, en plus d’être nocif pour l’environnement. Il arrive aussi que l’or soit disséminé de façon trop fine dans le réseau cristallin du minerai. Sa récupération en mode conventionnel requiert alors beaucoup plus de temps que d’habitude», a expliqué le PDG de Globex, Jack Stoch.
Peu de résidus toxiques
Le procédé mis au point par Eco utilise des produits chimiques qui permettent d’extraire l’or en consommant très peu de cyanure et en immobilisant l’arsenic et les sulfures sous une forme stable qui ne générera pas de résidus acides. «Ils peuvent donc être déversés sans problème dans des parcs», a mentionné M. Stoch.
Les produits chimiques employés dans cette méthode circulent également en circuit fermé. Ils peuvent donc être réutilisés à de nombreuses reprises.
Le procédé présente aussi l’avantage de ne pas nécessiter un minerai réduit en grains microscopiques, ni d’infrastructures très coûteuses. «Notre méthode est plus économique, car elle requiert moins de coûts en capital, en plus de consommer moins d’énergie», a fait valoir le PDG de Globex.
Récupération presque totale
Par ailleurs, détail non négligeable, des essais réalisés à contrat pour deux clients ont permis de récupérer plus de 95 pour cent de l’or dans des minéraux réfractaires, et ce, lors d’une période de 24 heures.
«Ces clients sont deux compagnies minières très connues, mais qui n’ont pas voulues être nommées, a fait savoir Jack Stoch. Elles ont toutefois manifesté beaucoup d’intérêt envers notre procédé. Nous sommes aussi en négociation pour signer un contrat avec un troisième client. Les perspectives de développement sont très prometteuses.»


