Il s’agit d’une suite logique pour Mme Fillion. Depuis le 1er janvier 2010, elle occupait en effet le poste de directrice adjointe de l’AEMQ. Détentrice, depuis 1987, d’un Baccalauréat en géologie de l’Université de Montréal, elle a débuté sa carrière minière dans la mine Silidor, pour ensuite passer à la Bousquet II, puis chez Holloway Mines. Elle a ensuite œuvré en exploration chez Ressources Breakwater et comme consultante au sein de la firme d’ingénieurs Génivar.
Plusieurs défis à relever
«Il va y avoir un nombre appréciable de défis à relever, a-t-elle confié en entrevue. Il faudra s’assurer d’être présents aux bons endroits afin de pouvoir donner notre point de vue et faire connaître notre vision. Je pense notamment aux consultations dans le cadre des plans régionaux de gestion intégrée des ressources du territoire ou encore au processus de révision de la Loi sur les mines.»
L’AEMQ entend aussi demeurer l’intervenant de référence en matière d’exploration minière, autant auprès de ses membres que du gouvernement et même du grand public. «Nous voulons diffuser un maximum d’information afin de mieux faire connaître notre domaine, qui ne fonctionne pas comme l’exploitation minière, a indiqué Valérie Fillion. Nous allons aussi continuer d’inciter nos membres à travailler de manière socialement et écologiquement responsable et à faire preuve d’innovation.»
«Que tu sois une femme ou un homme ne change rien. J’ai pour mon dire que tu peux faire ce que tu veux, en autant que tu réussisses à l’école.» - Valérie Fillion
Femme dans un milieu d’hommes
Quant au fait qu’une femme soit à la tête d’une association dont la majorité des membres soient des hommes, Mme Fillion n’y voit pas là un défi supplémentaire à relever, pas plus qu’un avantage. «Que tu sois une femme ou un homme ne change rien. J’ai pour mon dire que tu peux faire ce que tu veux, en autant que tu réussisses à l’école», a-t-elle fait valoir.
Valérie Fillion évoque toutefois avec un sourire ses débuts dans le monde minier. «À mes débuts à la mine Silidor en tant que géologue, plusieurs travailleurs m’ont avoué que c’était la première fois qu’ils voyaient une femme sous terre. Par contre, non seulement j’étais la première, mais en plus, je leur indiquais où aller miner. Imaginez le choc!», a-t-elle lancé.


